Nos références
> spectacle Boissy Saint leger 2005
BOISSY SAINT LEGER
la famille Villequin de Félice
Face aux grands mystères de l’égyptologie
Dimanche 25 septembre 2005
A cette époque où la fée électricité
n'existe pas encore, les déplacements se font au rythme des draisiennes,
des chevaux attelés, et la vie s'organise autour des us et coutumes
d'un 19ème siècle bien différent du nôtre.
C'est dans ce contexte, au travers d'une succession d'animations festives
et ludiques intégrées à un scénario, qu'un observateur
temporel pourrait voir la famille Villequin évoluer avec ses invités.
Ces derniers, voyageurs et visiteurs d'un autre temps vont être amenés
progressivement à s'intégrer dans leur propre rôle à
participer aux événements de l'époque.
Le retour au second empire (dans les années 1850) emmène les
participants dans un univers reconstitué et sans danger réel.
Ceci a pour effet de les couper de leur environnement quotidien. Le cadre
de ces reconstitutions fait appel à l’imaginaire, et leur déroulement
font agir les personnes, qui sont amenées à manipuler des objets
réels, à réfléchir comme le faisait nos ancêtres,
c'est-à-dire, avec les moyens et les connaissances du 19ème
siècle. Elles prennent le temps de faire autrement…
Le réalisme et l’authenticité : grâce
au principe de la reconstitution (costumes, accessoires, moyens de transport,
...) , les participants vivent une expérience concrète en étant
transportés par exemple en 1855…
Le dynamisme : le caractère ludique génère
l’enthousiasme des participants. Plaisir et détente se fondent
avec action et implication.
La motivation : une émulation permanente est entretenue
entre les équipes, qui pour gagner mobilisent leurs ressources individuelles
et collectives et apprennent en s’amusant à vivre au 19ème
siècle.
La simplicité : des règles du jeu permettent
à toute personne (jeunes et moins jeunes) de participer à une
reconstitution de qualité… avec les avantages et les inconvénients
de l’époque…
La rapidité : en quelques minutes, l’ensemble
des participants est plongé au cœur du 19ème siècle.
Principe du jeu
Un livret leur est remis dans lequel il est décrit la marche à
suivre pour réaliser le jeu. A l ’aide de ce livret, ils doivent,
en se déplaçant sur le site, trouver les objets ou indices leur
permettant d’avancer dans leur quête.
Le jeu est encadré par CDFanimation et fait appel à divers
types d’animation
Le scénario
TOUT a commencé en ce mois de juillet 1799, quand
l’officier français Pierre Bouchard appartenant à l’expédition
que Bonaparte mène en Egypte, exhume au pied du fort Rashîd,
sur la côte méditerranéenne, une stèle de basalte
noire. Sans le savoir, il vient de mettre la main sur un décret datant
de Ptolémée V (196 av J-C) retranscrit en trois écritures,
grecque, démotique et hiéroglyphique: la Pierre de Rosette.
Le moine bénédictin Dom Bernard de Montfaucon l’avait
écrit: on ne pourrait déchiffrer l’égyptien ancien,
langue restée jusque là hermétique aux savants européens,
qu’en disposant d’ « inscriptions d’anciens Égyptiens
répétées ensuite en Grec ». De la rencontre de
ce document et d’un jeune homme à l’intuition géniale,
Jean-François Champollion va naître l’égyptologie.
LE 27 AOUT 1821, Jean-François Champollion présente
à l’Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris,
ses premiers résultats, affirmant notamment que l’écriture
démotique n’est qu’un dérivé du hiératique,
lui même une version cursives des hiéroglyphes. Puis il dresse
un tableau de correspondance entre les signes hiératiques et les signes
hiéroglyphiques dont ils procèdent.
Un peu plus d’un an plus tard, le 27 septembre 1822,
Jean-François Champollion est invité par l’Académie
à présenter des résultats qui vont révolutionner
l’égyptologie. Il est parti des travaux de Young qui avait proposé
une transposition du cartouche de Ptolémée, selon toutefois
un découpage très aléatoire. Champollion émet,
lui, l’hypothèse que comme pour certaines autres langues de la
région, seule les voyelles sonores sont retranscrites à l’aide
de semi-voyelles; ainsi “Ptolemaios” en grec, devenait en égyptien
“Ptolmys
En 1823, Jean-François Champollion présente
à l’institut plusieurs communications sur le système hiéroglyphique.
La même année, il publie son Panthéon égyptien,
qui connaît un vif succès. Un an plus tard, paraît le Précis
du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens dans
lequel il compile l’ensemble de ses recherches sur les noms de dieux
et rois égyptiens et il expose l’organisation d’ensemble
de l’écriture en signes phonétiques et idéographiques.
Les premiers comportent une, deux ou trois consonnes, le groupe des unilitères
(25 signes) formant le premier véritable alphabet de l’humanité.
Les seconds se répartissant en idéogrammes qui désignent
directement l’objet et en déterminatifs qui permettent de distinguer
des mots formés de consonnes apparemment homophones.
Nommé le 14 mai 1826, directeur de la section égyptienne
du musée Charles X du Louvre, pour qui il étudie et classe les
collections rapportées par l’expédition de Bonaparte,
Champollion ne rêve toutefois que d’Égypte. Le 18 août
1828, il réalise son souhait le plus cher et débarque au pays
des pharaons dans le cadre d’une mission franco-italienne. Il exulte
et clame aux “Lilliputiens” européens que “L’imagination
qui, en Europe, s’élance bien au-dessus de nos portiques, s’arrête
et tombe impuissante au pied des cent quarante colonnes de la salle hypostyle
de Karnak.”
Il ne reviendra en France que dix-sept mois plus tard,
chargé d’une masse de notes, traductions de textes, étymologies,
récits historiques, appréciations botaniques... l’égyptologie
vient de naître. Mais son créateur ne sera pas là pour
en voir les premiers pas. Jean-François Champollion s’éteint
le 4 mars 1832. Les Monuments d’Égypte et de Nubie, sa Grammaire
égyptienne et son Dictionnaire égyptien ne seront publiés
qu’après sa mort sous la supervision de son frère.Antoine
Joseph DUCASTEL, célèbre savant qui participa aux expéditions
archéologiques de Jean-François CHAMPOLLION, son ami et maître,
décède à son tour en 1835 à Boissy saint Léger
dont il était natif.
Notre histoire démarre 20 ans plus tard… nous
sommes en septembre 1855, le maire de BOISSY, en accord avec le conseil municipal
et avec le consentement de Monsieur le Directeur du Musée du Louvre
à PARIS, achète une des statues découvertes par lui,
en vue de l'ériger sur une grande place de BOISSY en souvenir des grandes
découvertes réalisées par Antoine Joseph DUCASTEL. Il
doit inaugurer officiellement la statue avec l’ensemble des notables
de la ville et pour marquer cet événement, Monsieur le Maire
a demandé à la Ernest Villequin, célèbre famille
locale, d’organiser une fête pour accueillir les notables, l'aristocratie
locale, les bourgeois et les villageois. Dans le cadre de cette inauguration
une grande fresque sur l’égyptologie sera organisée.
Etrangement, peu de jour avant la cérémonie Ernest Villequin
de Felice disparaît...
Une ambiance second empire, pour ce spectacle qu'il ne fallait pas manquer.